Puissance Médiatique

Analyses et critiques sur les consommés de poulettes hypermédiatisées.

Archive pour octobre 15, 2007

40 ans après…

Cette semaine, alors que je me baladais d’un point A à un point B en pollueuse, j’ai regardé le petit cadran indiquant l’heure sur le tableau de bord de la voiture pour me rendre compte que c’était l’heure des nouvelles de Radio-Cadna. N’écoutant que ma bravoure et gagnant une noble victoire sur l’inertie relative de mon moi à ce moment (n’ayez crainte, je ne chauffais point), j’ai syntonisé le poste de radio et écouté les nouvelles.

C’est alors que j’ai appris que Ernesto Rafael Guevara de la Serna, mieux connu sous le pseudonyme de “Che” (mais qu’il ne pouvait à cette époque utiliser sur MSN puisque cet ingénieux outil informatique, de même que la compagnie dont il est la progéniture, n’existaient pas) était mort depuis 40 ans le 9 octobre 1967 en Bolivie. Je ne fus pas stupéfaite parce que je le croyais vivant, je ne suis pas sans culture, mais parce que cela faisait déjà 40 ans, et qu’à mon avis, son image était toujours aussi fraîche à ma mémoire. Non pas que je l’aie connu, mes parents ne me concevaient même pas dans leur esprit lorsque Guevara est mort, mais l’image de cet homme au regard intense levé vers les cieux avec un chapeau orné d’une étoile est, il faut l’avouer, une des images les plus connues du XXe siècle.

Le pourquoi de cet article n’est pas pour vous informer de la mort du Che ou de ma connaissance de cet illustre personnage, mais plutôt pour parler justement de son image, de ce qui nous est resté du Che. Selon moi, et il s’agit d’une opinion alors ne brûlez pas votre écran d’ordinateur si ce que vous allez lire ne vous plait pas, Guevara doit se retourner dans sa tombe et souvent à part de cela.

En effet, son image est devenue, au fil des ans, une image représentant souvent le romantisme révolutionnaire des adolescents. Et qui plus est, sans même que ces adolescents ne sachent ou ne connaissent l’histoire de ce grand homme. Ils porteront son visage sur leurs « T-Shirt, leur casquette, des drapeaux, des manteaux, leurs MSN, leurs blogues… L’image du Che est maintenant une marchandise, et il s’agit d’une des plus belles ironies de la modernité lorsque l’on considère l’anticapitalisme de Guevara et tous les profits générés par une simple photo de lui. Bien entendu, tel n’a pas toujours été le cas. L’image, à ses débuts, représentait réellement l’homme, la révolution, le marxisme, la délivrance des pauvres et des opprimés de leurs bourreaux riches. Par contre, il apparaît que plus une image est populaire, plus les gens veulent en profiter, l’afficher. Le visage du Che est maintenant, à l’extérieur de l’Amérique Latine, une mode aux yeux de la plupart des gens.

Chose certaine, au cours du 20e siècle, Ernesto “Che” Guevara s’est mérité cette effigie sur-galvaudée des hommes qui ont changé la face du monde.

J’espère que les gentes de la masse, grâce à la couverture médiatique –ainsi que ses divers dérivés- offerte à propos de l’anniversaire de sa mort, sauront se questionner le ciboulot à propos de l’homme derrière la photo.

Bonjour à toutEs de la retardataire!

Bonjour tous et toutes

Voici d’ailleurs le blogue de mon Prof.